novembre 8th, 2008 by tristan
« Diviser par trois l’échec scolaire lourd » voici en substance un des principaux objectifs fixé en Octobre 2007 par notre ministre de l’éducation nationale dans le cadre de sa réforme de l’enseignement primaire.
A peine plus d’un an après, le discours demeure, mais les faits divergent. En effet, une attaque en règle vient d’être portée à l’encontre des RASED ( réseaux d’aides spécialisés aux élèves en difficulté ) qui ont spécifiquement vocation à encadrer et aider les enfants les plus en difficulté. 3000 postes sont aujourd’hui menacés sur les 11 000 actuellement pourvus après l’examen du 04 11 2008 à l’assemblée nationale des crédits 2009 de l’éducation nationale.
Ces 3OOO suppressions annoncées de postes spécialisés priveront 150 000 élèves d’un soutien indispensable et salutaire. En réaffectant l’encadrement de ces élèves aux Professeurs d’école, c’est bien un métier qui est remis en cause ; le métier exercé par les maîtres E et G, les psychologues scolaires spécifiquement formés pour la rééducation scolaire.
N’oublions pas que la mission première du service public d’éducation est d’assurer la réussite de tous les élèves et de contribuer à l’égalité des droits par le respect des différences. La prise en charge des difficultés des élèves constitue une préoccupation majeure de toute communauté éducative. Ces difficultés nécessitent des approches différenciées et concertées.
Il est désolant de constater que les bonnes résolutions ne durent qu’un temps. Elles cessent visiblement là ou les contraintes financières débutent. La brutalité de cette décision vient souligner une fois de plus la contradiction d’une politique ministérielle qui prétend faire de la lutte contre l’échec scolaire une priorité.
C’est ensemble que nous devons agir pour que le service public puisse offrir au sein de l’école les aides des RASED pour répondre aux besoins de tous les enfants “.
Les élus de la majorité PC/PS/PRG de la commune de Saint-Vallier.
novembre 6th, 2008 by tristan

Arnaud Montebourg a suivi les résultats de l’élection américaine avec les parlementaires démocrates. Il n’avait jamais vu de telles manifestations de joie depuis l’élection de François Mitterrand.
Lorsque nous avons joint hier Arnaud Montebourg -il était 1 heure du matin à Washington- le son de sa voix était couvert par des clameurs montant du siège du groupe parlementaire démocrate, le Démocrate national Comity, où le président du Conseil général de Saône-et-Loire a suivi le déroulement de l’élection présidentielle américaine.
Seul parlementaire socialiste français sur place, M. Montebourg évoque « un immense moment d’émotion. Barack Obama a gagné à 23 heures pile, lorsque le nombre de délégués a dépassé la majorité, et que la Floride et la Virginie ont basculé » raconte-t-il. Dans la rue, dans les états-majors politiques, dans les cercles militants, la joie explose. « C’est incroyable, les gens pleurent, ils rient, ils crient. La dernière fois que j’ai vu ça, c’était lors de l’élection de François Mitterrand en 1981… » Au-delà de l’émotion, le parlementaire estime qu’en rejetant massivement « les abus, les dangers et les injustices du pouvoir républicain, les Américains viennent de montrer la générosité dont ils savent faire preuve dans les moments difficiles de l’Histoire ».
Nouvelle ère;
L’élection d’Obama ouvre-t-elle une nouvelle ère pour la planète ? Arnaud Montebourg en est convaincu. « Il est fondamental qu’il ait été élu. Son arrivée provoquera un virage sur de nombreux dossiers ». Il rappelle l’engagement du futur président contre la guerre en Irak, ses positions sur l’Afghanistan et la crise financière, et en faveur de l’environnement. « Obama donne aux Américains une meilleure image d’eux-mêmes. Ce n’est plus l’Amérique raciste et esclavagiste, l’Amérique des années Bush, de la confrontation avec le reste du monde, la puissance aggravante des problèmes » poursuit-il. Le premier président noir de l’histoire des USA donne aussi, pour le député de Saône-et-Loire attaché à construire un « Nouveau parti socialiste », un grand coup de vieux « à tout le monde » et notamment à la gauche française. « Sa façon de faire de la politique, d’assumer ses convictions, sont un exemple pour la gauche. Le rajeunissement des leaders et des équipes est inévitable et il va s’accélérer… »
Arnaud Montebourg sera de retour jeudi en Saône-et-Loire. Hier, il devait rencontrer Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI.
Article extrait du JSL du jeudi 06 novembre 2008.
novembre 6th, 2008 by tristan

Les Jeunes Radicaux de Gauche saluent l’élection de Barack OBAMA en tant que 44e Président des États-unis d’Amérique.
Sa large victoire, avec un taux de participation exceptionnel témoigne de l’espoir qu’il suscite après deux mandats regrettables de Georges W. BUSH. Ce résultat est aussi un symbole attendu d’une société américaine tournée vers l’avenir. C’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour les États-unis mais aussi pour le Monde.
Les défis qui l’attendent sont immenses, notamment la crise financière, les difficultés rencontrées dans les interventions militaires extérieures et les défis environnementaux. Gageons qu’il assumera avec fermeté et efficacité ces incroyables responsabilités.
Les JRG saluent également les « Young Democrats of America », un de leurs partenaires au sein de l’IFLRY, qui ont milité avec efficacité en faveur du candidat de leur parti.
septembre 29th, 2008 by tristan

Claudette Brunet-Léchenault est radicale. De gauche. Comme son père, le sénateur France Léchenault, auquel François Mitterrand vint rendre hommage dans son village de Bouzeron à la fin des années quatre-vingt. Mais là s’arrête la comparaison.
La place d’une fille;
Car Claudette Brunet-léchenault n’est pas une « héritière ». Enseignante de formation, elle est entrée en politique par la petite porte, et contre la volonté de son père. « Toutes les étapes de mon parcours, je les ai faites contre la volonté de mon père, qui devait penser que ce n’était pas la place d’une fille. Mais quand j’étais adolescente, je ne m’intéressais pas à la politique » raconte la vice-présidente du Conseil général. Les temps ont changé. En trente ans de vie publique, Claudette Brunet-Léchenault est devenue « incontournable » à gauche dans le département. Élue conseillère municipale de Bouzeron en 1977, elle a été sollicitée par Pierre Joxe en 1986 pour figurer sur la liste PS-MRG aux régionales. « On est venu me chercher parce que je portais le nom de mon père, et parce qu’à cette époque, il y avait peu de femmes au PS » relativise-t-elle. Deux ans plus tard, toujours contre l’avis de France Léchenault, elle se porte candidate aux élections cantonales à Chagny. Elle a face à elle un socialiste, et pas n’importe lequel : Daniel Malingre, maire du chef-lieu, conseiller à la Cour des comptes. Elle le coiffe au poteau au premier tour, et signe alors, sans le savoir, un très long bail sur les bancs de l’assemblée départementale.
2014 ?;
Aujourd’hui, Claudette Brunet-Léchenault, qui n’est plus la seule femme dans l’hémicycle, occupe le fauteuil de deuxième vice-présidente, chargée de l’aménagement du territoire. Durant seize ans, elle a partagé son énergie entre le Conseil général et le Conseil régional. Un mandat qu’elle a dû abandonner, évincée par le PS en 2004, lequel ne lui aurait pas pardonné sa candidature aux législatives contre un socialiste deux ans plus tôt… Maire de Bouzeron de 1995 à 2001, présidente de la délégation aux droits des femmes du Conseil économique et social dans les années quatre-vingt-dix, elle est aussi vice-présidente du PRG, bras droit de Jean-Michel Baylet.
Son regret ? N’avoir jamais été parlementaire. Mais il y aura des sénatoriales en 2014.
J.-Ph. C.
Article extrait du Journal de Saône-et-Loire du lundi 29 septembre 2008.
septembre 29th, 2008 by tristan

Élections régionales, européennes, sénatoriales ? Claudette Brunet-Léchenault n’exclut rien des échéances à venir. Elle évoque aussi la place du PRG dans la Gauche.
Le Journal de Saône-et-Loire.- Vous avez été vice-présidente du Conseil général avec Christophe Sirugue, vous êtes la deuxième vice-présidente d’Arnaud Montebourg. De qui vous sentez-vous le plus proche ?
Claudette Brunet-Léchenault.- « De l’un et de l’autre pour des raisons différentes. Quand Christophe Sirugue m’a demandé d’être vice-présidente à l’aménagement du territoire, j’ai tout de suite accepté, parce que nous avions la même vision d’un aménagement équilibré du territoire départemental. Nous avons initié une réforme de fond il y a trois ans, en privilégiant les projets structurants, et en incitant à la diminution du clientélisme. Quand Arnaud Montebourg est devenu président, il m’a lui aussi sollicitée pour continuer dans les mêmes fonctions. Nous nous sommes entretenus sur sa vision du développement des territoires, et j’ai été convaincue par sa volonté de dynamiser ce département qui perd des habitants et qui perd sa jeunesse en particulier. Même si Arnaud Montebourg n’a pas le même tempérament que Christophe Sirugue, je tiens à affirmer qu’il n’y a aucune différence d’analyse entre les deux, et que la politique d’aménagement du territoire, notamment en ce qui concerne les communes, s’inscrit dans les mêmes priorités. Ce qui est différent, c’est probablement le style. »
Le JSL.- Quelle est la réaction des maires à la réorientation de l’aide aux communes décidée par le Conseil général ?
C. B.-L.- « Quand nous avons commencé à expliquer notre réforme aux maires, ils ont tout d’abord été désemparés. Aujourd’hui, je sens une évolution dans leur attitude : ils sont conscients de la réalité. Quand on dit qu’il y a moins d’argent, qu’il faut mieux le dépenser, ils le comprennent. Ils comprennent bien, contrairement à ce qui a été dit ça et là, qu’il s’agit de la même politique que celle menée par Christophe Sirugue. La différence, c’est la situation beaucoup plus catastrophique aujourd’hui au niveau des finances de l’État, son désengagement encore plus brutal qu’il y a trois ans, ce qui nous oblige, nous, Département, à diminuer nos dépenses. Cela explique la réduction obligée de certaines aides, notamment la baisse de 30 % de la dotation cantonale. Il y aura d’autres diminutions dans d’autres secteurs, si on ne veut pas augmenter les impôts de manière inconsidérée… »
Le JSL.- Quels sont les investissements communaux qui restent éligibles à l’aide départementale ?
C. B.-L.- « il peut s’agir d’écoles, de crèches, d’aménagements d’accueil et de service au public, d’espaces publics, d’aménagements de sécurité… »
Le JSL.- Qu’est ce qui différencie le Parti Radical de Gauche, dont vous êtes la vice-présidente, du Parti Socialiste ?
C. B.-L.- « Notre type de fonctionnement. Je pense que nous sommes plus attachés aux libertés individuelles, bien que soucieux de l’intérêt collectif. Nous sommes beaucoup plus, il me semble, en faveur de la liberté d’entreprendre. Globalement, sur les questions de société, nous sommes plus libertaires. En termes de développement économique, nous sommes très attachés, par tradition, mais plus encore aujourd’hui, à la TPE (Très petite entreprise) qui n’est pas source de délocalisations. Les Radicaux sont de fervents européens et très attachés à la laïcité qui ne se limite pas pour eux aux relations entre l’État et les religions, mais implique aussi l’indépendance par rapport à tous les groupes de pression. Mais il est vrai qu’on se rejoint, avec beaucoup de socialistes, sur beaucoup de dossiers politiques, et que parfois on se sent très proches de certaines analyses du PS. Et, naturellement, nous travaillons ensemble… »
Le JSL.- Comment la Gauche peut-elle redevenir crédible aux yeux de l’opinion ?
C. B.-L.- « L’avenir de la Gauche passe nécessairement par le Parti Socialiste, autour duquel elle doit s’organiser. Mais la Gauche ne pourra être crédible que si le Parti Socialiste devient lui-même crédible. Il faut, dans la Ve République, un ou une leader. Le problème aujourd’hui est qu’il y a un trop plein de talents à gauche et qu’aucun n’est naturellement leader. Nous sommes loin du parcours du combattant de François Mitterrand, qui était devenu incontournable… »
Le JSL.- Comment appréhendez-vous la question des alliances, avec le MoDem notamment ?
C. B.-L.- « Trois questions se posent : le MoDem, les Radicaux valoisiens et l’extrême-gauche. Nous sommes ouverts aux partis qui veulent participer à un gouvernement, sans exclusive. Mais il nous semble aussi qu’il faut rester cohérents. Il me paraît difficile que nous scellions une alliance avec certains dans une élection à la proportionnelle, et avec d’autres localement. Je ne vois pas comment nous pourrions faire liste commune avec les radicaux valoisiens qui font partie de l’UMP et qui soutiennent le gouvernement. Par rapport au MoDem, nous ne sommes pas fermés à des discussions, mais le PRG est beaucoup moins engagé vis-à-vis du MoDem que certains élus socialistes. Quant à la Gauche antilibérale, il est toujours plus facile d’être contre et de donner des leçons, de faire miroiter des lendemains qui chantent pour avoir des voix et de refuser de se mettre les mains dans le cambouis… »
Le JSL.- Où en est le Parti Radical de Gauche en Saône-et-Loire ?
C. B.-L.- « La Fédération est revitalisée par de nouveaux élus et de plus jeunes adhérents, notamment à Chalon et à Saint-Vallier. Nous essayons de renouveler nos troupes. Ce n’est pas très facile, car nous sommes un petit parti, et nous travaillons presque en symbiose avec le Parti Socialiste dans la majorité des cas dans ce département… »
Le JSL.- Arnaud Montebourg vous avait évincé de la liste des Régionales en 2004. Avez-vous passé l’éponge ?
C. B.-L..- « Moi, je l’ai passée… »
Le JSL.- Serez-vous à nouveau candidate aux élections régionales en 2010 ?
C. B.-L.- « Je ne me suis pas posé la question, mais je n’exclus rien dans les scrutins à venir… »
Le JSL.- Le prochain scrutin sera européen. Le PRG fera-t-il listes communes avec les socialistes, ou cavalier seul comme naguère avec Bernard Tapie ?
C. B.-L..- « Vous me permettrez de ne pas parler de Tapie qui est hors sol. La réflexion au niveau national est plutôt la suivante : nous souhaitons faire listes communes avec le Parti Socialiste, dans la mesure où nous serons respectés. Dans le cas contraire, nous verrons ce que nous ferons, mais nous souhaitons être présents dans ce scrutin… »
Le JSL.- Et le Sénat, vous y pensez ?
C. B.-L..- « ça fait partie des échéances que je n’exclus pas. Tout dépendra des circonstances. »
Propos recueillis par J.-Ph. Chapelon.
Article extrait du Journal de Saône-et-Loire du lundi 29 septembre 2008.